3. Les ateliers


Menu des ateliers : I. La démarche
II. Compte rendu des ateliers du 17 juin
III. 34 propositions de projets
IV. Les 13 ateliers retenus le 18 septembre 2008
V. Les ateliers du 16 octobre 2008

 

I. LA DEMARCHE

La 1ère rencontre citoyenne du 17 juin 2008  et les ateliers du 18 septembre ont été un grand succès grâce à vous tous.

Il s’agit maintenant de poursuivre la dynamique et organiser les ateliers du 16 octobre.

Pour faciliter votre participation, nous proposons pour chaque atelier deux sessions, l’une de 16h30 à 19h00 et l’autre de 19h30 à 22h00.

Pour réussir ces ateliers, nous avons besoin de votre coopération et de votre réponse aux questionnaires que vous retrouverez dans la rubrique \”Participez!\”.

Vous retrouverez ci-dessous l’évolution des ateliers et des projets suite aux différentes rencontres.

II. COMPTE RENDU DES ATELIERS DU 17 JUIN

Ces comptes rendus ont été rédigés par les animateurs/rapporteurs des différents ateliers.

Atelier 1 : Pour un quartier durable (Coordinateurs : Agnès Guiral, Florence Lamblin)

1. Vers un quartier à Energie positive

Problème de la consommation d’énergie des bâtiments neufs et anciens, bureaux ou logements.

  • constructions neuves en HQE, ciblées très basse consommation énergétique
  • Développement des énergies renouvelables (installations solaires sur les toits…)
  • Proposition de Charte environnementale élaborée par la SEMAPA intégrée dans le cahier des charges de toutes les constructions.

2. Vers un quartier sans voitures

Problème du partage de l’espace public : trop de circulation automobile sur le quartier source de pollution et de gaz à effet de serre. Trop de marche à pied contrainte par les problèmes de desserte (question de la mutualisation des espaces ?). Problème de sécurisation des itinéraires cyclables, discontinuités cyclables, difficultés de stationnement pour les vélos.

  • Développer les transports publics : extension de la ligne 10, bus de quartier
  • Promouvoir les transports doux : extension des pistes cyclables y compris au-delà de Paris, vers Ivry et liaison 12e, parking vélo, nouvelles bornes Vélib.
  • Livraison de marchandises en tricycles (système fonctionnant dans le 2e).
  • Mutualiser les plans de déplacement d’entreprises
  • Accorder une priorité aux salariés du quartier pour le logement dans le quartier

3. Place au vert

Pas assez d’espaces verts ou mal connus des habitants/salariés. Quartier perçu comme étant très minéral. Manque d’ouverture sur la Seine.

  • Promouvoir les espaces verts existants
  • Développer de nouveaux espaces verts / Aménager les quais de Seine
  • Végétaliser autant que possible l’espace public

4. Créer un cœur de quartier autour de la BNF

Manque de mixité sociale et économique dans le quartier et d’un espace ou se retrouver. La BNF est identifiée comme le lieu de la centralité dans le quartier mais son jardin est inaccessible, l’esplanade est « vide », impossibilité d’y organiser des animations, même éphémères.

  • Développer les petits commerce et les micro-entreprises (artisanat et économie sociale)
  • Mettre en place des systèmes de restauration à prix raisonnables
  • Créer une AMAP
  • Installer des jeux d’enfants
  • Réfléchir à l’aménagement des espaces publics de la BNF

5. changer la physionomie du quartier

Perception du quartier en négatif : forte densité de l’urbanisme, quartier minéral, logique de zonage fonctionnel (îlots bureaux, îlots habitat…), pas de prise en compte du développement durable dans la conception, manque d’ « âme ».

  • Moratoire pour toute nouvelle construction. Changer de logique et réfléchir à un nouvel urbanisme type éco-quartier.

6. Préserver l’environnement

  • Problème de la consommation d’eau des circuits de refroidissement des climatisations, y compris fermés.
  • Trop de production de déchets dans les bureaux

Remarque : les 3 premiers projets sont propres à la thématique de l’atelier, les 2 derniers ont été abordés en partie par les autres ateliers.

Atelier 2 : Les temps dans le quartier (Coordinateurs : Véronique Jeannin, Houria Merad)

1. Un quartier insuffisamment animé

Le quartier est considéré comme froid, peu animé, cloisonné. C’est un quartier qui vit aux rythmes des salariés et se vide le soir. Les étudiants, faute d’animation et de restauration adaptée désertent le quartier après les cours. Il n’existe pas de lieux de convivialité où se réunir.

Les propositions d’amélioration. Renforcer le lien social

1.1. Développer l’animation du quartier :

  • créer un festival culturel avec un partenariat des acteurs locaux (associations culturelles, entreprises, etc.),
  • développer des animations en journée (sur le temps du déjeuner : concerts, etc.),
  • développer des animations à domicile pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer,
  • organiser des pique-niques en journée interentreprises…

1.2. Développer l’information sur les activités du quartier :

  • créer un journal commun aux entreprises, associations, mairie…
  • il peut s’agir de mutualiser ce qui existe pour ne pas refaire un support supplémentaire,
  • référencer les acteurs locaux,
  • créer deux kiosques d’information sur les animations du quartier qui permettrait de se renseigner et de faire des réservations,

1.3. Créer des lieux de rencontre :

  • aménager des endroits où s’asseoir : bancs, etc.
  • aménager les quais de Seine : les rendre plus accueillants, équiper de sanisettes…

2. Un quartier dans lequel il est difficile de s’orienter et de se « promener »

Les points noirs dans le quartier. Peu de signalétique, un urbanisme peu propice aux modes doux…

Les propositions d’amélioration. Faciliter l’orientation et les déplacements :

  • améliorer la signalétique,
  • installer des Vélib sue les quais,
  • mettre en place des navettes dans la quartier avec des véhicules électriques,
  • développer les ballades accompagnées dans le quartier : découverte du quartier, historique…

3. Le quartier est considéré comme insuffisamment doté de commerces de proximité, présence de grandes enseignes peu accessibles aux étudiants…

Les propositions d’amélioration. Commerces itinérants ? Il n’est pas sûr que la réglementation le permette.

4. Il existe des conflits d’usage entre les bateaux qui ont une activité la nuit et les résidents

Les propositions d’amélioration. Engager une concertation entre les différents acteurs concernés : professionnels, port autonome, maire du 13, résidents, etc.

Atelier 3. Le lien social / l’espace public. Comment améliorer notre « vivre ensemble » dans le quartier ? (Coordinateurs : Marie-Claude Becker, Fadile Bhayat, Sylvie Dreyfus, Ségolène Godeluck)

1. Identification de trois « points noirs »

  • Le manque de liens entre les habitants/usagers.
  • Un cloisonnement social, générationnel, renforcé par l’architecture, l’aspect minéral et des espaces vert minoritaires, l’absence d’aménagements de proximité et d’espaces publics conviviaux.
  • L’absence d’identité et d’appropriation / La perte de mémoire, oubli, rejet ( ?) de l’histoire du quartier / pas d’imaginaire
  • Le manque d’information et/ou méconnaissance des diverses sources d’information

En synthèse : le manque de lisibilité du quartier.

2. Identification de pistes d’actions/ projets

2.1. Mise en place d’actions collectives visant à informer les différents publics des structures, aménagements en place

  • Ex : Gare Massena (lien entre 2 théâtres)
  • Recherche de lieux fixes ou mobiles
  • Recherche d’espaces à s’approprier
  • Agir sur les lieux « d’entrée » dans le quartier : la ligne 14 , le RER C

Contributeurs : Francis Laurent / Armée du Salut ; Valérie Terrasson / Théâtre de la marionnette / Petit Bain

2.2. Avoir des lieux d’échanges réciproques de savoirs, de mutualisation des compétences et des moyens matériels

Projets sous l’angle « comment développer les liens avec les différentes communautés ? » :

  • lien avec la communauté asiatique : projet « fruits & légumes » ; projet interculturel de type « feng shui »
  • proposition de parcours (ex : Jardin chinois, Ile au Trésor)

Contributeurs : Jean-Jacques Piard / Association PCQS ; Béatrice Sculier / IIFCS

2.3. Utiliser les institutions culturelles existantes. Contributeurs : Sylvie Dreyfus, Denis Guérin

Atelier 4. Un quartier dans le monde (Coordinateurs : Patrick Audebert, Jean-Marc Honoré)

1. Les points noirs

Les participants de l’atelier se sont accordés sur le diagnostic suivant :

  • Le quartier se désertifie le week-end et manque d’animation, c’est notamment vrai dans la partie Masséna,
  • Le quartier est enclavé, il est composé de plusieurs entités, de plusieurs parties qui ne communiquent ni entre elles ni vers l’extérieur : le quartier est hétérogène, il est dépourvu d’identité, d’ailleurs il n’a pas de nom,
  • L’urbanisme est peu humain, le quartier s’est constitué sans l’avis des habitants, de fait il y en avait fort peu au moment de son édification,
  • Le quartier est tourné sur lui-même, les circulations y sont fonctionnelles : c’est un quartier où l’on passe mais ce n’est pas un quartier où l’on s’arrête, où l’on se rencontre : il manque de sociabilité,

2. Les projets retenus

  • Créer de l’événementiel à taille humaine qui permettrait d’animer le quartier en interne et l’ouvrir sur l’extérieur. Il conviendrait de développer un réseau avec les grandes entités présentes mais aussi les petits commerces afin de créer une trame sociale, d’améliorer la communication des grandes entités –BnF …- en direction du quartier,
  • Donner un nom au quartier et le doter d’un logo,
  • Aménager un espace convivial qui pourrait géographiquement s’étendre du débouché de la rue Donrémy à la passerelle Simone de Beauvoir en passant par la petite place devant le MK2 et le parvis de la BnF -futur espace bouquiniste,
  • Développer la mixité sociale par la création d’une Maison pour Tous (accompagnement scolaire, alphabétisation, éducation populaire, etc.) afin de développer la mixité sociale ; la halle Sernam pourrait en fournir le cadre. Ce projet pourrait se doubler d’une auberge de jeunesse internationale, équipée d’une salle de spectacles ouverte aux cultures du monde.
  • Mettre à profit la Seine pour ouvrir le quartier sur les autres quartiers de Paris mais également sur des quartiers hors de Paris : grâce à des croisières thématiques et mutipartenariales

Atelier 5. Paris Rive Gauche – demain ? (Coordinateurs : Sylvain Fourmond, Erwan Louyer)

1. Les « points noirs » dans le quartier let les solutions à imaginer

1. Port : l’aménagement actuel ne permet pas aux habitants de se l’approprier. Il faudrait étudier des pistes de regroupement des activités portuaires sur un seul site ou au minimum de réaménagement des activités portuaires pour permettre une meilleure cohabitation avec les habitants. Par exemple par un nettoyage des abords, des travaux de peinture, etc.

2. Manque de petites surfaces en rez-de-chaussée des immeubles : Il manque des espaces de rencontres en rez-de-chaussée d’immeubles. Piste : réserver des espaces qui y seraient consacrés pour les prochains aménagements ?

3. Manque d’espaces réservés aux petits commerces de proximité : de nombreux petits commerces d’alimentation et de services de proximité manquent encore pour permettre de répondre aux besoins des habitants et des étudiants du quartier. Piste : réserver des espaces qui soient obligatoirement consacrés à certaines activités économiques - comme le fait déjà la Mairie de Paris dans certains quartiers.

2. Les nouveaux projets émergeants

1. Eco-quartier : Il conviendrait de temporiser les prochains aménagements prévus et prendre le temps d’une réflexion avec les habitants sur la création d’un véritable éco-quartier prenant mieux en compte les problématiques de développement durable pour les constructions restantes ou les nouveaux aménagements à venir.

2. Projet de lieu culturel de mixité du type « frigo » : il manque un espace culturel différent de la BNF permettant d’accueillir différents projets et de servir de lieu d’échanges et de rencontres culturelles.

3. Mutualisation des espaces publics : de nombreux espaces publics sont inoccupés à certaines heures ou durant certaines périodes alors que le quartier manque d’espaces d’échanges et de rencontres entre habitants, étudiants, associations. Piste : une mutualisation de ces espaces à travers des réseaux d’échanges.

Atelier 6. Agir ensemble (Coordinateurs : Patrice Cressent, Jean Jacques Renard. Rapporteur : OlivierAllègre, étudiant)

Remarque d’ordre général : cet atelier reprend l’objectif global d’éco-citoyen PRG, il est transverse … donc pas facile, mais on y va !

Commentaire P. Cressent : nous sommes sur les moyens plus que les autres ateliers qui sont sur des actions thématiques.

1. Les points noirs

  • Le manque de communication et donc de visibilité sur ce que font les autres acteurs du quartier.
    Solution proposée : création d’une maison de quartier permanente dans un lieu « idéal » à déterminer ; ce serait prioritairement un centre d’information sur ce qui se fait et d’échanges/participation sur des actions en cours.
  • La vie en autarcie des différents occupants du quartier qui implique un manque de fédération des actions. Solution proposée : cf. ci-dessus.
  • On ne fait que passer sur cette zone, on ne s’y arrête que pour ses besoins propres (exemple : le salarié va à son travail et en repart). Solution proposée : cf. ci-dessus.

A ne pas négliger

  • le manque de sécurité ou un sentiment d’insécurité dans certains points du quartier (Chevaleret se sent « isolé » des autres).

2. Les nouveaux projets émergents

  • Organisation d’une journée de quartier
  • Mettre en place une plate-forme d’échanges sous Internet

3. Les projets retenus

  • la création d’une maison de quartier
  • l’organisation d’une journée de quartier
  • la plate-forme d’échanges internet

En préalable, et sur conseil de Patrice V, travailler sur « ce qui existe déjà » (constat, diagnostic …) par rapport aux projets proposés en retenant 2 personnes de l’atelier pour le travail à effectuer (qui serait la base du prochain atelier) :

  • Une maison de quartier : Michèle Huré et Louis Szabo
  • Une journée de quartier : Sylvie Boufflet et Patrice Cressent
  • L’information disponible et sa diffusion : Paul Martinez et Olivier Allègre.

Quelques Verbatim :

  • Pas de cohésion, d’homogénéité ni liens dans les actions entreprises
  • Peu d’informations sur l’avenir du quartier
  • Le WE, ce quartier est vide
  • Tissu associatif peu visible
  • Peu de services pour les étudiants
  • Pas de plans de quartier
  • Problème d’ « échelles » (dans les constructions) entre les différents acteurs (autrement dit et par exemple, les entreprises ont des bâtiments très impressionnants par rapport aux résidences, petits commerces …)
  • Quid des équipements collectifs (manque) ? / Absence de lieux de passage et d’échanges
  • Ce quartier, mais c’est normal, n’a pas d’histoire et celle de l’avant quartier manque
  • Quelle identité pour ce quartier, quel nom, quelle référence historique ou culturelle dans son nom ?
  • Il y a trop de potentialités mal recensées et relayées ; pourtant, tous les ingrédients sont présents !

III. 34 PROPOSITION DE PROJETS

Cette présentation des nouveaux ateliers a été établie à partir des comptes rendus des six ateliers du 17 juin, elle reprend l’essentiel de vos propositions (diagnostic et projets). Pour consultez les 34 propositions de projets, cliquez sur : “Les 34 propositions de projets”

IV. LES 13 ATELIERS RETENUS  LE 18 SEPTEMBRE 2008

Issues des ateliers de la « Rencontre citoyenne » du 17 juin, ces propositions seront regroupées & enrichies dans les « ateliers » du 16 octobre et présentées à la « bourse aux projets » lors du débat public de décembre : “Les 13 projets retenus le 18 septembre”

V. LES ATELIERS DU 16 OCTOBRE 2008

Le projet Eco-citoyen Paris-Rive-Gauche (PRG Paris 13ème) s’inscrit dans une démarche de réflexion et d’expérimentation dans un quartier qui est riche en ressources (entreprises, Université, services publics, associations, population mixte, etc.) mais aussi confronté à des « points noirs » (insuffisante prise en compte des questions d’environnement, absence de lieux de centralité, manque de commerces de proximité, etc.). Le projet vise à utiliser toutes les marges de manœuvre existantes pour améliorer la qualité du quartier en termes de développement durable et de lien social.

Objectifs spécifiques

  • Créer une dynamique associant habitants, salariés, commerçants, étudiants, associations et visiteurs.
  • Organiser un « diagnostic partagé » impliquant les usagers du quartier.
  • Faire émerger des projets de développement durable et de citoyenneté.

Partenaires

Des collectivités locales (Ville de Paris et Mairie du 13ème arrondissement) ; un ministère (Santé, jeunesse et sports) ; des entreprises (BnF, Caisse nationale des caisses d’épargne, La Poste, Natixis, Port autonome de Paris, Sémapa), l’Université Paris Diderot et le Collège Thomas Mann, ainsi que plusieurs associations de quartier.

Parmi les principes fondateurs

Partager les informations pertinentes par rapport aux projets / Mutualiser les ressources matérielles et immatérielles / Privilégier les projets « collectifs » et « mixtes » dont les acteurs/bénéficiaires appartiennent à plusieurs catégories d’usagers (par exemple habitants/salariés/enseignants-chercheurs).

Où en est-on aujourd’hui ?

Les 3 objectifs ont été atteints. Près de 300 personnes ont été mobilisées (dont plus de 100 dans les ateliers). Environ 1 500 personnes consultent le blog chaque mois. Le diagnostic est en cours. Et, à partir de 2 séries d’ateliers thématiques, 13 projets ont été retenus.

Etapes à venir

  • 16 octobre 2008 : 3ème série d’ateliers thématiques
  • début décembre 2008 : débat public et « bourse à projets »
  • 2009 : mise en place des projets dans le cadre d’un co-financement public-privé

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